Je suis cynique, désagréable, & je fais une pause .
Laissez-moi du temps .

Je suis cynique, désagréable, & je fais une pause .Laissez-moi du temps .

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Les lèvres empoisonnées, une envie de leur cracher tout mon venin à la gueule .
Décoller au scalpel tout ce qui se meurt dans la constellation de ton corps .
Perfusion directement enfoncée dans l'artère .
Au comptoir des rêves, apprendre à troquer mon âme contre un de tes sourires.
Apprendre à crever à ton rythme,
& apprendre à contrôler ces soubresauts compulsifs .
Les morts ne mentent pas, mais ils n'ont pas non plus besoin de faire illusion .
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Photographe : Téobeo
# Posté le lundi 19 mai 2008 15:31
Modifié le mercredi 21 mai 2008 07:50

Chapitre[10]________________________________________________________Mlle Champ'

Chapitre________________________________________________________Mlle Champ'[/size=]

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Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir .
(...)
Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés !

Charles Baudelaire - Les fleurs du mal
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N'entendez-vous pas ce soir s'élever le chant des morts,
l'éloge funeste de cet appât funèbre ?



___Une frêle silhouette aux traits féminins se découpait sur les contours incertains de l'empire étoilé environnant, progressant sur les pierres âpres qui recouvraient la chaussée. Une myriade de perles délavées tombait sur la peau frémissante de ses bras nus & se répandait sur le sol d'airain jusqu'au caniveau ancré dans les pavés de la ruelle. La pâle clarté que distillait les réverbères indiquait, sur une ancestrale plaque rouillée par les ans, 615 Third Street. L'ombre diaphane allongea ses articulations &,
d'un geste suave, repoussa les barreaux de fer forgé cerclant l'entrée du parc qui entouraient la demeure, puis s'avança à travers l'allée arborée. Des émanations de soufre se dégageaient de toute part, rendant l'atmosphère suffocante & écrasante. Tout en continuant de sa démarche dansante, elle jouait de ses ongles sur le tranchant de la lame qu'elle tenait entre les phalanges de sa main gauche, laissant se dessiner de fines rainures pourpres qui s'ajoutaient aux stigmates déjà enfoncés dans ses paumes. Un filet de nectar vermeil roula le long de sa main & se jeta dans le néant de la nuit pour finir sa course en se mêlant aux débris éparts des végétaux cadavériques recouvrant la fange du sinueux chemin sur laquelle
la
jeune fille s'avançait. Portant son poignet à sa bouche, elle semblait se délecter de cette quintessence de la vie. Cette divine liqueur suintant des commissures de ses lèvres distendues, elle entonna à la manière d'une ritournelle carnassière des paroles qui semblaient enivrer la moindre parcelle de son corps :
"J'arrive petit squelette, la peau rosie de tes membres indigestes échancrer, en cadence tes entrailles poussiéreuses découper & les restes de tes chairs blafardes avaler puis recracher.
J'arr
ive petit squelette ...".
________Aucune clémence, compulsive démence .

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Jeunesse lève-toi - Saez
Bitter Sweet Symphony - The Verve
Street Spirit - Radiohead
Hysteria - Muse_______________________________& si, pour cette fois, vous tentiez d'identifier tout ce à quoi je fais allusion ?
# Posté le dimanche 11 mai 2008 16:07
Modifié le jeudi 22 mai 2008 13:08

Chapitre [9]____________________________________________ Interlune

Chapitre ____________________________________________♫ Interlune[/font=]


Roi de coeur, échec & mat .

Mors-moi de tes crocs, ronge & dévore.
Ma gorge est à nu .
Crame mon squelette & fais corps avec cette ivresse psychédélique .

___Au coeur de cette nuit sans heures, éreinte mon myocarde, esquinte puis broie-le. Déchire & dilacère. Enfonces y des pointes, dans ce coeur de piques. Le ballet de nos corps transis & répandus sur cette parcelle de bitume rythme de ses ombres la nuit immuable qui nous enserre. A trop trainer sous l'orage, frappent les fulgurantes étincelles, brûlent & meurent ces restes de nous, les éclats de nos chairs dansant au clair de lune. Parmi ces débris de braises & sous le soleil noir hivernal, conquérons ce delirium tremens des ivresses sanglantes. Le couteau pénétrant ma chair, un tour à gauche ... & puis retour au point de départ. Je t'ai vaincu, maintenant c'est à mon tour de noyer mon souffle à l'intérieur de ta gorge, d'ensevelir mes angoisses au néant de tes songes. Extirpe-toi du manège de ma langue, annihile ces affres dans lesquelles tu te plonges. Je veux voir se mêler à ma chair les cendres de ta dépouille, ton corps se cogner au
m
ien à nous en rompre le crâne. Dilue tes tourments dans le clair-obscur des ombres environnantes, la déflagration de lclatement de nos ossements emplira l'air & figera à jamais sur leur gueule ces masques d'hypocrisie, leurs faux-semblants outranciers.
_____________Répugnance mutuelle.
________Nous pulvériserons leurs idéaux.


_______________Me reviennent les souvenirs de nos jeux à thèmes, autrefois en décembre .


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# Posté le mercredi 30 avril 2008 15:50
Modifié le jeudi 22 mai 2008 12:55

En fait nan, je réactive la messagerie, tant pis pour les pubs ^__^ bonne soirée .
[ Surement bientôt un nouvel article, patience .]
# Posté le mercredi 23 avril 2008 07:23
Modifié le jeudi 22 mai 2008 12:55

Chapitre [8]

Chapitre


Mélodie Déglinguée


Comme une boite à musique qu'on aurait

Sans cesse cherchée à réparer,

Sans se rendre compte que certaines

Pièces manqueraient à jamais ...





Tic, tac .

___Deux coups, comme deux lames à chaque mouvement sur le cadran, rongeant, bouffant la moindre parcelle de chair laissée à découvert. Tout comme le vent, algide & pénétrant, perforant. Elle était seule ce soir, funambule de minuit, à écorcher ses pieds nus sur le macadam glacé, chancelante, oscillante. Les jointures de sa main gauche étaient tailladées, croquées par les débris de verre qu'elle s'acharnait à enserrer malgré les tremblements & les gouttes écarlates qui s'écrasaient sur le sol.
E
lle ne savait pas, elle ne plus ce qui la poussait à garder fermement ces éclats prisonniers. Des images. Juste de vagues souvenirs devant les yeux, une flèche plantée entre les côtes & des illusions désenchantées. Son sang chauffé à blanc embrasait ses veines, meurtrissait ses tempes, lancinant, térébrant. Les yeux mi-clos, elle observait la pendule aux implacables va-&-vient, suspendue à la tour de pierre sombre dressée au firmament de l'horizon qui s'étendait par delà l'avenue. Un douzième coup sonna, tandis qu'à l'horloge de son c½ur, l'aiguille des secondes rythmait inexorablement son corps de spasmes silencieux, envahissant la nuit de leur mélodie léthargique .

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# Posté le mercredi 09 avril 2008 13:53
Modifié le jeudi 22 mai 2008 12:55

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